« Nos peaux sont le cadran de nos vies » – Valérie Poussard – poésie
- peaueleclabo
- 28 mai
- 2 min de lecture

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La vie dans l’abandon
de la claire parole
Mots comme grésillement lointain d’une radio brouillée
Des cris
Et pire encore le silence
Comprendre mais ne pouvoir dire
Ne pas savoir et savoir pourtant
Tout ce chemin pour cesser d’être muette
Paris 13 novembre 2024/Speloncato mars 2026
Peinture de Jennifer Grousselas.
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De quoi rêve-t-on quand on survit
Les rêves des autres deviennent étrangers
Quand l’espace des espoirs s’amenuisent
Sans peau que reste-t-il
Avez-vous vu un arbre sans écorce Un corps
en plaie
ouverte
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Nos peaux sont des étoffes dépliées
elles sont le parchemin de nos peines
nos espoirs déchirés
elles sont l’empreinte de nos métiers
il existe des peaux de vent
de rafales et d’embruns
nos peaux sont
le paysage de nos passages
La peau des bébés comme tissu de résurrection
douceur légère et vibrante des réparations
nos peaux sont le cadran de nos vies
notre premier et dernier linceul
Texte : Valérie Poussard, issu de Empreintes, 2026, inédit.
© Tous droits réservés au laboratoire de création contemporaine Peau Électrique.
Pour découvrir le travail plastique de Jennifer Grousselas, rendez-vous dans la galerie « L'Univers Visuel » de notre site ou en vous procurant le numéro 2 Un silence de plus de Peau Électrique. Pour découvrir le travail d'écriture de Valérie Poussard, rendez-vous sur les pages du numéro 2 Un silence de plus de Peau Électrique.

VALÉRIE POUSSARD écrit de la poésie et participe à différentes publications collectives. Son travail s’inscrit dans une recherche sensible autour de la langue, du paysage intérieur et des formes contemporaines du poème. Et puis on a compté les jours est son premier recueil de poèmes. Des textes ont paru également dans les revues L’Intranquille, FPM et Lichens.
Elle vit entre la Corse et Paris où elle enseigne.



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